Hommage à Jean-Marie Angotti

-Mardi 7 septembre-

C’est avec une profonde tristesse que la Commune de L’Aiguillon a appris le décès de Jean-Marie Angotti. Très investi pour les Aiguillonnais, Jean-Marie Angotti, au-delà de ses combats, laisse derrière lui l’image d’un homme jovial et intègre. Un de ceux dont on est fier d’avoir croisé la route et travaillé à ses côtés.

Jean-Marie Angotti est né en Tunisie en 1944 d’une famille de pieds noirs français, d’origine italienne. Il rentre en France en 1956 où il poursuit sa scolarité.
En 1967, il choisit de poursuivre des études d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Eaux et de l’Environnement de Strasbourg (anciennement ENITRTS). Trois ans plus tard, son diplôme en poche, il débute une carrière en tant qu’ingénieur des travaux ruraux à la Direction Départementale de l’Agriculture et des Forêts (DDAF).
Un travail qui va l’amener à sillonner la France puisqu’il exercera d’abord à Moulin (Allier), puis à Auxerre (Yonne), à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), d’abord en tant que directeur adjoint de la DDAF puis en tant que directeur de l’agriculture et de l’environnement au sein du conseil départemental. Il prendra ensuite la direction de la DDAF à Colmar (Haut-Rhin), puis celle de la Roche-sur-Yon en 2000, avant de terminer sa carrière, en 2010, en tant qu’Ingénieur général du GREF au Ministère de l’Agriculture.

Une carrière exemplaire et une vie de famille heureuse avec sa femme, Françoise et ses trois filles Caroline (1971), Christelle (1974) et Delphine (1980).

L’Aiguillon-sur-Mer, sa ville de cœur

A contrario de son parcours professionnel qui aura fait voyager la famille dans toute la France, dès 1974, lui et son épouse choisissent un port d’attache : L’Aiguillon-sur-Mer. Ils achètent un terrain du côté de la Pointe où ils font construire une maison de vacances en 1984. Elle deviendra rapidement le témoin des jours heureux partagés en familles et entre amis. Un havre de paix tellement apprécié qu’à l’heure de la retraite, la maison de vacances devient, de façon évidente, la maison principale du couple.

Mais la tempête Xynthia ne laissera pas le temps à Jean-Marie Angotti de profiter de cette retraite. Au lendemain de la catastrophe, il mettra alors toutes ses forces dans la bataille pour défendre le dossier de protection des Communes de L’Aiguillon-sur-Mer et de La Faute-sur-Mer. Son expertise technique et son savoir-faire seront très appréciés des élus et des habitants. Il apportera aussi toutes ses connaissances au service de la Commune pour la réalisation du Plan de Prévention des Risques Littoraux (P.P.R.L.) avec un seul leitmotiv : la protection des habitants.

Son engagement au service de la Collectivité lui vaut d’être élu conseiller municipal. Mais, affaibli et très touché par le décès de son épouse Françoise, il se rapprochera alors de ses filles à la Bouilladisse (Bouches-du-Rhône) pour un ultime voyage. Âgé de 77 ans, il décède le 25 août 2021.

Tous gardent de lui le souvenir d’un homme altruiste, joyeux et d’une honnêteté sans faille. Il aura consacré sa vie professionnelle et sa retraite à aider les autres et porter son engagement en tant que représentant de l’État pour le bien de tous. Une reconnaissance qui fait l’unanimité tant au niveau des anciens conseillers que de la nouvelle municipalité.

Jean-Marie-Angotti reposera au cimetière de L’Aiguillon-sur-Mer, cette Commune si chère à son cœur et qui lui doit tant.

Jean-Marie Angotti (photo de famille)

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